Les partis politiques et internet
Analyse
des sites web des partis politiques belges francophones

version originale insérée
dans Politicsinfo.net du 2 août 2002
Introduction
En moins de six mois, l'internet politique belge a énormément
bougé. C'est bon signe ! Il aura certes fallu longtemps à
la plupart de nos politiciens pour utiliser comme il se doit ce formidable
outil. D'aucuns, par ailleurs, ne sont pas au bout de leurs peines, mais
il y a du progrès, c'est indéniable !
Ainsi, le PS, le cdH et le MR ont, suite à
leur changement de nom, rénové leurs sites, avec plus ou
moins de réussite. Ecolo, premier à exister sur le web, conserve
quant à lui un site attrayant et informatif et n'est donc pas en
reste.
Cela dit, pour les nostalgiques de l'internet démodé,
filez droit sur les sites du FNB et, surtout, sur celui du parti communiste
qui obtient notre mention spéciale. Nous ne les décrirons
pas cette fois-ci, mais une simple visite vous confirmera que le pire et
le meilleur se côtoient sur la toile...
Le formidable branle-bas de combat observé sur les
sites internet de nos voisins français pendant les présidentielles
aurait-il été pour quelque chose dans cet élan général
d'évolution ? Sans pouvoir le prouver, nous pensons que les nombreux
forums de discussion, chats en direct avec les politiciens et autres lettres
d'informations en ligne ont certainement exercé une certaine influence
sur les webmasters des sites politiques du pays.
Comment peuvent-ils ignorer désormais les innombrables
outils mis à leur disposition pour rendre leurs sites plus attrayants,
interactifs et informatifs ? Combien de temps les politiciens gouverneront-ils
encore sans accorder plus de poids à ce nouveau moyen de communication
?
Les quelques mois qui nous séparent des prochaines
élections législatives (prévues pour juin 2003) nous
permettront de jauger la température de l'internet politique francophone.
Soit, et c'est ce que nous espérons, les améliorations ne
cesseront de rendre les sites plus attractifs, soit la vague retombera
sur un paysage politique trop occupé à se quereller au pouvoir
pour informer correctement ses citoyens...
Messieurs (Mesdames - ? - ) les webmasters, à vos
souris !
Description des sites
1. A changement de logo, changement de site internet : PS, MR et cdH
Quelques mois après l'inoubliable mue du PS en...
PS, le PSC changeait également de nom, devenant le
cdH. La
fédération PRL-FDF-MCC, quant à elle, choisissait
de se rebaptiser MR. Contrairement au PS qui assortit à son changement
de logo un renouvellement complet du site internet du parti et même
le rafraîchissement de son siège bruxellois, le
cdH
a limité les frais.
Mais il faut bien avouer qu'en ce qui concernait internet en tous cas,
le PS ne pouvait plus se contenter des maigres options de son ancien site,
alors que le PSC pouvait se vanter de posséder le plus complet.
Le MR, lui, nous offre un site encore incomplet, mais qui détonne
déjà par rapport aux mauvais souvenirs du site du PRL, d'ailleurs
tombé aux oubliettes de l'internet !
Allons donc faire un petit tour sur ces sites fraîchement
rénovés...
Le cdH : on ne change pas une formule qui marche
!
Pour qui ignorait encore que le PSC avait laissé
place au cdH, une brève visite sur le nouveau site du parti
comblera toute lacune illico presto.
En effet, dès le clic de départ, le ton est
donné : symbolique du changement détaillée en lettres
oranges et 'terramare' assorties au nouveau logo, animations flash de présentation
qui n'allègent pas un site déjà assez lourd, clip
de présentation téléchargeable. En page d'accueil,
le cdH clame donc haut et fort sa nouvelle identité !
Plusieurs encadrés décorent cette page. D'emblée,
l'on note une apparente volonté de rapprocher les mandataires des
internautes, notamment avec la rubrique " mini-portraits " qui présente
un élu local différent à chaque visite. De plus, chaque
semaine, un question d'actualité est soumise à l'analyse
d'un spécialiste. Les autres points sont en quelque sorte des "
zooms " des pages suivantes, ainsi mises en exergue.
Cependant, malgré ces changements de forme, le parti,
tout au moins son site web, reste fidèle à lui-même
et sa structure est dans l'ensemble identique à celle du site précédent.
Ce qui, soulignons-le, est plutôt positif étant donné
l'étendue des services et informations déjà proposés
antérieurement. Depuis 1997 en effet, le cdH propose à
ses membres, sympathisants et à tout internaute intéressé,
un site au contenu de plus en plus élaboré.
Ce qui est certain, c'est que le cdH ne veut pas
vous mener en bateau et, que ce soit sur les routes (itinéraire
jusqu'au secrétariat) ou les autoroutes de l'information (carte
du site), le parti est là pour vous guider. L'itinéraire,
que nous ne mentionnons ici qu'en clin d'oeil; il pour en signaler la spécificité,
ne vous aidera cependant pas à retrouver votre chemin sur le site.
Si vous y êtes perdus, désemparés devant ce labyrinthe
de connaissances et surtout par la difficulté de trouver ce que
vous recherchez , descendez tout en bas de la page d'accueil.
Au programme de la visite, moult informations sur l'actualité
du parti, son organisation, les positions du parti, la structure institutionnelle
de la Belgique. Pour ce qui est du contenu " informatif ",
ce site est donc vraiment très complet. Le seul inconvénient
de cette quantité d'informations est la lenteur de chargement des
pages. Il faudra parfois vous armer de patience avant que certaines pages
ne s'affichent... Mais tenez bon, là est le prix de la connaissance
!
La rubrique "Actualité " recèle d'informations
fort intéressantes : agenda, communiqués de presse, documents
internes, travaux parlementaires et autres articles.
La rubrique consacrée au parti parle notamment des
valeurs du cdH et de son histoire, s'étend sur la symbolique
du logo et sur la spécificité qu'implique le fait d'être
un "parti mouvement". Elle présente également les sections
locales, qui disposent d'une page internet standardisée, les arrondissements,
puis l'équipe 'nationale'. A ce propos, notez la dénomination
plutôt insolite ! Ne devrait-on pas, au vu de la structure des partis
en Belgique, plutôt l'appeler "fédérale" ?
Les mandataires sont ensuite présentés, mais
de façon inégale et, dans l'ensemble, moins complète
qu'au PS. Si certains, surtout les parlementaires fédéraux,
disposent en effet d'une fiche détaillée, d'autres ne sont
que cités et quelques irréductibles parlementaires germanophones
ne sont même pas joignables par e-mail. Quelques pages sont même
vides ou n'affichent qu'une photo. Les conseillers provinciaux sont simplement
listés, avec un lien sur leur adresse mail. Quant aux mandataires
locaux, le lien nous renvoie vers la page "sections locales".
Vient finalement le tour des associations (jeunes femmes et
aînés cdH) de dévoiler leurs missions, liens
et adresses, tout comme le centre d'études et le centre de formation.
La rubrique suivante, exclusivité cdH aujourd'hui
adoptée par le MR et le PS, informe les citoyens des positions du
parti sur divers sujets d'actualité triés par thème
: agriculture, emploi, fiscalité et finances, santé et bioéthique,...
Un petit café en attendant le chargement et voici la
rubrique " documents " qui s'affiche. A consulter on-line ou après
réception à domicile, brochures, communiqués de presse,
rapports, programmes électoraux et autres publications ne sont qu'à
un clic de souris de l'internaute avide de savoir...
Après un bref détour par les "Animations", consacrée
à AIR, aux jeunes, femmes et aînés cdH, la rubrique
" Institutions ", vous expliquera la structure institutionnelle de la Belgique,
mais de façon moins ludique que chez Ecolo, seul concurrent dans
ce domaine. De nombreux sites se voient ensuite référencés,
classés par thèmes.
Enfin, dans la dernière étape du menu, c'est
l'interactivité qui est mise à l'honneur. C'est là
que vous vous rendrez pour communiquer avec le parti, que ce soit pour
devenir membre ou recevoir un document, poser vos questions ou vous abonner
à la cyber-lettre. Si de nombreux progrès ont déjà
été accomplis, il faut cependant reconnaître que ce
n'est pas le point fort du site. Plutôt point faible, il se retrouve
chez tous les partis francophones et s'explique par le tardif réveil
de l'internet politique en Belgique.
Pour le cdH, le site est un vecteur de médiatisation
complémentaire, qui ne remplace pas les autres mais révèle,
dans l'opposition, toute son importance, surtout lorsque les autres médias
vous boudent un peu... Information continue donc, mais aussi tout public.
En effet, alors que les courriers sont toujours adressés à
un destinataire, l'avantage d'internet est qu'il touche ceux qui en font
la démarche, ce qui met l'internaute face à ses envies mais
aussi à ses responsabilités de citoyen.
Curieux de connaître la fréquentation des pages
et les informations les plus recherchées du public, le cdH
dispose d'un logiciel, plus précis que les compteurs, afin de rendre
le site plus proche des attentes du public. Et oui, internet semble donc
bien parti à la conquête des partis politiques...
Le MR et ses composantes ( PRL, FDF et MCC)
Le MR
Si le parti, trop occupé à se restructurer,
s'est réveillé un peu tard pour obtenir l'URL la plus adaptée
à son nouveau "petit" nom, il s'est consolé en prenant exemple
sur le cdH et dans la lancée, a réservé tout
ce qui de près ou de loin pouvait mener au MR. C'est ainsi qu'en
cliquant sur http://www.mouvementreformateur.be
ou sur http://wwww.lemr.be
, vous accéderez toujours au site internet du Mouvement Réformateur.
[ pour information, les URL's cdh et mr
C'est sur un fond d'écran d'un jaune assez détonnant,
une des trois couleurs du nouveau logo, que la page d'accueil vient se
nicher. Mais malgré le logo, plus d'uns se demanderont où
ils sont tombés, tant le design est surprenant : peu cadré,
tons étranges, photo hors contexte, il est clair qu'à l'arrivée,
il n'y a aucun doute : le webmaster du site PRL a encore frappé
!
Difficile d'ailleurs de se retrouver dans ce labyrinthe,
livré sans carte et sans véritable sommaire. A gauche de
la page d'accueil, se dévoile bien une rubrique "votre menu", mais
elle ne synthétise pas toute l'information disponible.
En rupture avec le schéma classique des sites politiques,
celui-ci, qui sur la forme est d'assez mauvais goût, s'annonce sur
le fond plutôt original et interactif. Pour mieux illustrer notre
propos, venons-en à l'innovation la plus originale : le compte personnalisé.
Monnayant quelques informations personnelles (login, adresse courriel,...)
l'internaute dispose d'un portail qu'il peut faire évoluer à
son gré. Diverses options lui sont alors acquises : modifier le
menu -ce que nous vous conseillons activement-, recommander des articles,
disposer de commentaires personnalisés. Détail aux yeux de
certains, cette virtualité semble cependant prouver que l'internet
politique n'est pas contraint de se limiter au seul aspect informatif et
cela renforce la communication entre l'internaute et le parti.
Ce qui était point faible en Belgique francophone serait-il
en train d'évoluer ?
En barre d'état, les options qui s'affichent interpellent
sans cesse l'internaute et rendent le dialogue plus dynamique. Ainsi, par
exemple, les visiteurs sont appelés à envoyer des articles
au parti, et sont informés de ceux les plus lus, les mieux cotés
ou les plus commentés. Ils peuvent aussi recommander le site à
une connaissance, ce qui ressemble à de l'auto-promotion innovante
et intelligente !
Quant aux rubriques habituelles, certaines sont présentes
mais elles nous semblent moins développées que partout ailleurs.
Cela est sans doute du d'une part à la nouveauté du site,
et pour certaines comme l'historique, au parti. D'autre part, l'accent
mis sur l'interactivité prive peut-être le site d'un contenu
informatif plus étoffé.
Dans la première rubrique, personnalisable, vous trouverez
tout d'abord un lien vers la page d'accueil, puis vers les "documents"
du MR. Cela dit, pour nos amis réformateurs, le mot "document" semble
assez vague puisque vous découvrirez, en sus des "documents" au
sens conventionnel, les adresses électroniques des membres, l'agenda
ou encore les affiliations en ligne. En bref, tout ce qui, sur la page
d'accueil, gravitait à la périphérie du menu ! Viennent
ensuite les formulaires de contact et de recommandation, dont le dernier
est une exclusivité MR. L'imprécision du cadrage l'avait
relégué dans la marge, mais le moteur de recherche réapparaît
ici, assorti de divers critères. Les communiqués de presse
du parti sont publiés en page suivante et un peu plus loin sont
offertes aux internautes les positions du parti sur des sujets d'actualité.
Entre deux se logent les options plus interactives, comme les sondages,
les possibilités d'envoyer des articles et les statistiques de consultation.
Vous trouverez ensuite une liste encore peu fournie de liens externes et
finalement la possibilité de vous connecter sur votre 'compte' personnalisé.
La seconde rubrique, l'agenda, contient les activités
clés du parti et les dates auxquelles elles sont prévues.
Bref, précis, le plus court chemin pour connaître en un clin
d'oeil ce qui se passe(ra) au MR.
La rubrique suivante s'intitule "nous connaître". Informative
et assez complète, elle contient le manifeste du parti, ses statuts
et présente la fédération des aînés.
A rapprocher de cette thématique de découverte, l'encadré
situé en bas à droite vous présentera quant à
lui les objectifs politiques du MR.
La partie gauche de la page d'accueil n'ayant plus de secret
pour vous, lancez vous à l'assaut des rubriques situées à
la droite du mot d'accueil de notre ami webmaster. Pour commencer, il vous
sera proposé pour la troisième fois de vous connecter de
façon personnalisée à ce portail.
Interactivité à l'honneur ensuite, avec l'accès
aux discours en version texte et vidéo et la vision des photos du
congrès. Passez les deux rubriques non activées et vous découvrirez
les adresses des "membres" PRL, FDF et MCC, qui se révèlent
être, après examen, les 'mandataires' du parti. On se disait
aussi...
* Le 12 octobre, le MR a une
nouvelle fois modifié son site...où il n'y a évidemment
pas grand chose! A noter que l'URL <http://www.mr.be> a été
"récupéré" par le MR.
Le PRL
Dans une étude précédente, l'on avait
déjà constaté que le site du PRL n'était pas
des plus complets et que sa mise à jour laissait quelque peu à
désirer ces derniers temps. L'attachée de presse de M. Ducarme,
contactée par nos soins, nous avait justifié ces problèmes
par l'attention croissante que demandait à l'équipe le lancement
du MR et de son site internet. Désormais mis sur pied, ce nouveau
site ne fait pas seulement de l'ombre au site du PRL, mais le prive aussi,
tout simplement, d'une existence sur le web !
Le FDF
" L'habit ne fait pas le moine "ou, plus proche de notre
sujet, " Le design ne fait pas le site ". Voilà ce qui nous vient
en tête en surfant sur le site web du FDF. Dépassée,
cette page d'attente avec l'onglet " bienvenue " qui ne laisse en souvenir
à l'internaute pressé que des visages d'enfants. Et ces animations
" information mise à jour ", ne pourraient-elles pas disparaître
dès lors que leur message n'est plus exact ?
Mais certes, si le design et la mise à jour ne semblent
pas être la préoccupation première des webmasters,
l'information y est en revanche plutôt bien distillée. Ne
vous laissez donc pas décourager par le (trop) simple habillage
de ce site et sa circulation ardue et venez vous informer dans ses nombreuses
rubriques. Agenda, communiqués de presse, discours, manifeste, présentation
des mandataires, des parlementaires et de la mission du parti se dévoileront
après tours et détours dans ce dédale. Cependant ici,
même le plan proposé en page d'accueil ne vous sera pas d'un
grand secours. Mais qu'importe, l'essentiel est d'y être informé,
non ?
Côté interactivité, ce n'est pas le
point fort du site avec deux malheureuses rubriques de cette catégorie,
un forum et une inscription en ligne. Qui plus est, le forum, excellente
initiative par ailleurs, est resté jusqu'ici boudé par les
visiteurs.
Etant donné la taille du parti, ce site est donc
relativement bien fourni. Les évolutions de forme, que nous espérons
imminentes et une mise à jour plus fréquente ne pourront
que décider les internautes à venir plus nombreux consulter
ces pages...
Le MCC
Dommage que l'effet enchanteur du design dynamique et coloré
de la page d'accueil ne disparaisse comme un mirage par une visite approfondie
de ce site. Visite, qui, rassurez-vous, ne prendra pas longtemps vu le
peu d'informations mis en ligne. Toute dérision mise de côté,
c'est moins leur absence que l'accès ardu à ces précieuses
données qui pose problème.
L'histoire du parti et sa mission, par exemple, ne se trouvent pas dans
une rubrique attitrée mais dans la rubrique " Vos questions ". Dès
lors, à part la consultation aisée du Manifeste, clairement
mis en valeur, les autres informations ne sont pas évidentes à
trouver, quand elles sont présentes ! Mais, si vous prenez
vraiment le temps de vous promener (à l'aveugle, car il n'y a pas
de carte), vous trouverez sans doute l'info qui vous manque.
Mais c'est du côté de la mise à jour
que le bât blesse. Quand le PS, le cdH et Ecolo mettent leur
site à jour quotidiennement, le MCC n'offre que des informations
périmées et dès lors sans grand intérêt
si ce n'est dans une rubrique d'archives. A titre d'exemple, le dernier
communiqué de presse date du 12 septembre 2001, la dernière
brève du 4 mars et l'agenda ne mentionne qu'un événement
et ce, pour le mois de juin.
En revanche, la partie consacrée à l'équipe
dirigeante (exécutif, présidence, mandataires locaux, parlementaires,...)
est fort bien construite. Même si une telle rubrique est plus facile
à mettre à jour dans un petit parti, c'est un point positif
qu'il nous fallait souligner.
L'interactivité, quant à elle, est délaissée
avec un seul moyen pour l'internaute de communiquer avec le parti, par
l'envoi de méls aux mandataires.
En conclusion, sous réserve d'une remise en ordre
et d'une actualisation, les bases sont là pour construire un site
plus conforme à l'image d'un parti qui se veut dynamique et proche
des citoyens. Pas de pessimisme donc, mais un besoin pressant de se remettre
au goût du jour..
.
Le PS
Mise en page simple et claire, graphisme attrayant et infos
déclinées sur des tons chaleureux : le PS a réussi
son pari ! Son site, de navigation fort agréable, est une réelle
invitation à la découverte...
Que de chemin parcouru depuis les premières pages
mises en ligne par un membre de l'IEV en 1999. A l'époque, le site
ne disposait que d'un budget fort restreint et n'était pas considéré
comme une priorité par l'équipe. Au vu du changement, l'on
peut difficilement se refuser à croire qu'il en est désormais
devenu une... Face à l'ancien site, dont les pages n'étaient
plus mises à jour depuis décembre 2001, le contraste est
saisissant.
Selon l'équipe PS, le renouvellement du site internet
du parti s'inscrit dans une dynamique plus large. Depuis l'arrivée
de M. Di Rupo, le parti a pris une nouvelle orientation interne. Elu avec
plus de 80% des suffrages, le président, homme de communication,
dispose désormais d'une légitimité confortable pour
mettre en oeuvre ses projets les plus chers.
Sur la page d'accueil du site, les symboles s'imposent :
la couleur rouge est appréciée et cela se voit ! Bâtie
comme une " UNE " de journal, cette page présente des titres éparpillés
sur des carrés dont certains, encore vides, semblent vouloir exprimer
à l'internaute toutes les envies de l'équipe.
Le sommaire s'étale horizontalement et se compose
de 5 rubriques, qui se teintent de rouge sous les mouvements de la souris.
En-dessous se glissent des liens vers quelques pages spéciales,
qui, tout comme dans un journal, seront modifiées régulièrement.
Tout comme au cdH, l'internaute a la possibilité
d'effectuer des recherches, simples ou avancées et peut afficher
à l'écran un plan du site.
Tout au long de la navigation reste visible sur la droite
une rubrique, intitulée " raccourcis ", qui permet d'effectuer des
recherches, de consulter le plan du site et d'aller s'exprimer dans le
forum. De plus, le sommaire du site est constamment accessible, ce dont
on ne peut que se féliciter.
Lors du choix d'une rubrique, le sommaire, en lettres grises,
contraste avec les différents chapitres qui se teintent de rouge
- évidemment - pour aider l'internaute à se repérer.
La première rubrique est consacrée au président
du parti, Elio Di Rupo, qui se voit être le seul président
de parti à bénéficier de ce privilège. Hasard
ou coïncidence ? Nul ne le sait même s'il est vrai que ce site
est avant tout un projet personnel. Illustrées par des photos, les
rubriques permettent de découvrir sa biographie (avec CV dans quatre
langues s'il vous plaît !), ses réalisations, ses discours
et ses positions. Dans un dernier point, intitulé " faire connaissance
", l'internaute peut envoyer un courriel, recevoir des places pour des
événements, des documents, la webdomadaire et poser des questions.
Contrairement à ce que propose le cdH, l'internaute ne peut
recevoir les communiqués de presse, option réservée
exclusivement aux journalistes.
Cette rubrique, écrite en majorité à
la première personne, ne se retrouve qu'au PS. Cela montre bien
le rôle qu'a dans ce parti le président et également
le charisme d'Elio Di Rupo, lui-même élément capital
de la renaissance du parti (et.... 'adepte' d'internet de longue date !).
La deuxième rubrique est consacrée aux élus
socialistes. Alors que dans les autres partis, c'est l'équipe qui
est présentée en premier, l'emphase est ici mise sur le président.
Néanmoins, même si leur présentation tarde à
venir, on ne peut pas dire qu'elle soit bâclée, bien au contraire.
Le travail présenté est remarquable et détonne avec
ce qui nous est offert ailleurs. En effet, pour chaque mandataire, à
l'exception des niveaux provincial et communal, en ligne dès septembre,
une fiche standard est établie. Elle comporte une photo et des informations
sur les mandats, le profil, la formation, les fonctions précédentes,
les moyens de contact, les domaines de prédilection et les liens
conseillés. Sont également présentés les différents
organes du parti : la Présidence, le Bureau, le Secrétariat
Général, le Centre d'Études, le Fonsoc pour les finances
-seul parti à le présenter-, les services de communication,
les fédérations et les instances des régions wallonnes
et bruxelloises. Une recherche par nom et/ou prénom est ensuite
possible -ce qui est unique également- pour retrouver le mandataire
que l'on cherche et par code postal. La dernière partie de cette
rubrique s'intitule " Nous sommes à votre écoute "
et propose les mêmes possibilités que dans la rubrique précédente.
La troisième rubrique, mise en valeur par un graphisme
haut en couleurs, s'intitule " L'action PS " et se divise en 7 chapitres
: historique du parti, valeurs, actions engagées, réseau
RED, actualité, ateliers du progrès et formulaire pour devenir
membre ou sympathisant " si vous aimez l'action ". Spécifique au
PS, la rubrique RED, où sont listées et commentées
les expériences locales, trouve tout à fait sa place dans
la dynamique d'un parti du peuple, proche des gens et qui possède
des mandataires dans beaucoup de communes.
La rubrique suivante traite du mouvement socialiste. Là
encore, le haut de l'affiche est réservé au président.
L'institut Emile Vandervelde est présenté ensuite, puis l'Internationale
Socialiste et les associations en lien avec le parti (gays et lesbiennes
socialistes, sport,...). Le point " le goût de l'ouverture " figure
n'être que la troisième et même façon de poser
ses questions ou de recevoir des invitations ou des documents. Enfin se
succèdent différents liens classés par thème
( partis socialistes européens, sites socialistes belges, institutions
belges, services utiles et coups de coeur).
L'internaute est mis particulièrement à l'honneur
dans la rubrique intitulée " Et vous... ". Si l'on ne pouvait plus
ignorer qu'il était possible de recevoir des documents, poser des
questions ou recevoir des informations -puisque c'est la quatrième
voie d'accès à ces pages- cette rubrique nous apprend
néanmoins des choses ! Ainsi, l'internaute peut s'exprimer dans
10 forums différents et, option propre au PS, envoyer ses coups
de coeur et/ou de gueule, qui seront sélectionnés et mis
en ligne. Il est vrai que jusqu'ici peu de messages vraiment critiques
ont été mis en ligne, mais gageons que le PS utilisera cet
outil comme il se doit, c'est à dire sans faux semblant et comme
véritable mesure de sa popularité auprès des internautes.
La dernière rubrique contient les liens utiles pour
les contacts. Malgré beaucoup de répétitions -notamment
les formulaires à envoyer pour devenir membre, recevoir des documents,
poser des questions- on y trouve les coordonnées complètes
du parti, de l'Institut de recherche, des fédérations et
des cabinets ministériels. Assez peu détaillé, l'agenda
trouve aussi sa place dans cette rubrique. Et l'on y retrouve aussi les
liens déjà indiqués dans la rubrique " Mouvement "
(réformateur ? - sic -)
Le but de ce site ? Informer tout d'abord et le faire dans
la transparence ! Présent à tous les échelons du pouvoir,
le parti tente via ce nouveau média d'éclairer les citoyens
de manière didactique et précise sur son action. L'équipe,
en situant l'action des mandataires dans un plus vaste cadre, celui du
mouvement socialiste, insiste sur la logique interne et la cohérence
qui guide ses prises de position. L'interaction avec le militant est également
primordiale . Les nombreux membres que compte le parti ne veulent plus
se contenter de payer une cotisation, ils veulent également savoir
ce que le parti pense et/ou dit. Tout outil d'information peut également
séduire, mais là n'est pas, selon l'équipe, son but
premier. Du moins n'est-il pas avoué...
Ecolo, la force tranquille
Premier parti à se doter d'un site Internet, ce dès
mai 1995, le parti Ecolo est un acteur de taille sur la célèbre
toile. Quand d'autres fulminaient devant le caractère indomptable
de l'insolent " mulot ", les écologistes, ayant saisi
la balle au bond, mettaient en ligne leurs premières pages... Sept
ans plus tard, désormais rejoint par toute la classe politique,
Ecolo ne s'est pas pour autant laissé distancer par les gros budgets
de certains de ses voisins francophones...
Le site, fort didactique, aux couleurs attrayantes et design
agréable, est organisé en différentes rubriques, auxquelles
vous accéderez à partir de la page d'accueil. Cette page,
que vous découvrirez en cliquant sur l'adresse
http://www.ecolo.be,
se dessine de manière assez classique. Les rubriques sont alignées
à gauche, le logo apparaît au-dessus, avec une petite fantaisie
propre à leur site qui fait défiler dans une animation java
la tête de tous les mandataires. Un moyen simple de rapprocher les
mandataires des citoyens et de les rendre plus accessibles.
Sur la droite sont présentés sur fond vert -nous sommes
chez Ecolo tout de même- des " raccourcis ", photos
qui permettent à l'internaute d'accéder directement à
certaines rubriques. Pourquoi celles-ci sont-elles particulièrement
mises en valeur ? De même, l'ordre des rubriques, si différent
de site à site, a-t-il réellement un sens ou est-ce le simple
fait de l'imagination débordante des webmasters ?
Quant au bas de l'écran, il affiche, dans un menu
déroulant, un agenda très à jour qui détaille
les dernières activités du parti, tels que forums, réunions
et conférences.
La première étape, c'est l'accueil, simple
lien vers la page détaillée ci-dessus. Rendez-vous suivant,
l'actualité qui présente les sujets qui interpellent ECOLO
et leurs positions à cet égard, sous la forme d'une suite
de petits communiqués. Vous aurez un aperçu de la presse
nationale grâce à leur revue de presse et, si vous êtes
déjà séduits, parcourez donc les offres d'emploi.
Ecolo est, d'ailleurs, le seul parti à proposer un tel service sur
son site.
Le " Tableau de bord ", qui a tant fait parlé
de lui, est le héros de la rubrique suivante. Selon les dires du
webmaster lui-même, son but est de rendre compte des politiques d'ECOLO
et des autres partis, pour informer et communiquer autrement afin de démocratiser
la politique. Sont mises en ligne les initiatives par auteur, sujet ou
date, les avancées, l'argumentaire, les évaluations issues
des forums et les initiatives les plus récentes. Cependant, la rubrique
vaut peut-être plus le détour pour son originalité
que pour ses buts, que certains apparentent simplement à de la publicité,
les mauvaises langues allant même jusqu'à la qualifier de
mensongère...
Si l'interactivité est déjà présente
par la possibilité de poser des questions par e-mail ou d'envoyer
un formulaire, c'est le côté ludique qui dénote avec
les autres sites et le fait fonctionner. Des petits jeux sont en effet
présents ici, l'un visant à faire connaître la Belgique
et ses institutions compliquées, deux autres à présenter
ECOLO. Initiative originale, jusqu'ici unique et fort plaisante.
Le magazine en ligne, DD, annonce ensuite directement la
couleur -verte bien sûr-. C'est en effet de l'écolo 100% subjectif
qui vous est livré depuis trois mois par l'équipe, sur vos
écrans ou dans votre boîte aux lettres.
La rubrique suivante vous propose de partir à la
découverte du parti, à travers une présentation fort
complète du parti, de ses membres à ses ministres en passant
par l'histoire du parti et ses évolutions. Toute en images et en
témoignages, cette étape se veut agréable mais entraîne
une lenteur de chargement qui rivalise avec les prouesses du cdH,
ce qui n'est pas peu dire... De plus, les marges rendent la lecture difficile,
en somme la navigation dans cette partie est assez chaotique. Mais le contenu
est très enrichissant et retiendra l'attention des internautes avides
de découverte. Les deux premiers chapitres traitent de l'historique
du parti, puis s'enchaînent pêle-mêle l'explication du
slogan, les mots clés à bien connaître, les mouvements
écolos en Europe, le programme, les statuts et l'organigramme. Notons
également qu'Ecolo est le seul parti à réserver sur
son site une place à son parti frère, paradoxe alors même
qu'ils n'ont jamais faits UN, contrairement au PS, cdH et au MR.
Le programme, qui vous était déjà dévoilé
dans la rubrique précédente, est ici présenté
avec une pagination plus agréable qui rend sa consultation plus
fluide. Les 1 500 pages de ce copieux menu vous sont donc
présentées, scindées par des chapitres qui guideront
l'intéressé vers ses domaines de prédilection.
La sixième rubrique, " ECOLO ", traite de l'organisation
du parti. Un petit clic conduit l'internaute à travers un espace
divisé en paliers, du fédéral aux groupes locaux,
des ministres au parlementaires. La rubrique " Fédéral "
vous procure les adresses de contact du parti (web et postale), explique
l'organisation au sommet, le secrétariat fédéral et
le conseil de fédération. Au niveau régional sont
présentées les communes où est présent ECOLO
et, quand il existe, un lien vers le site de la commune est assuré.
Les groupes locaux sont ensuite répertoriés, dont 72 sont
actifs dans l'univers du web. Les ministres et parlementaires des niveaux
fédéraux et fédérés sont présentés
par une fiche où se retrouvent coordonnées, CV, centres d'intérêt
et activités.
La rubrique des " liens " propose 398 sites classés
en catégories telles que sites officiels belges, agriculture, moteurs
de recherche, enfance, universités et hautes écoles, médias
ou développement durable pour n'en citer que quelques-unes. Rien
à dire, mais on est quand même loin des 47 liens répertoriés
par le MR. Comme dans de nombreux sites, un outil de recherche est présent,
mais la spécificité Ecolo est de proposer, en plus des moteurs
internes, l'aide de Yahoo, Altavista, Webwatch et de Webbel.
Viennent ensuite les forums thématiques, modérés
par un spécialiste pour éviter les abus. Un forum généraliste
avait été mis en service en juillet 98 " livre d'or ", mais
il fut fermé en juillet 2000 car le dialogue franc avec les internautes,
sans censure ni sujet tabou, entraînait de trop nombreux dérapages.
Enfin, la rubrique " e-mails " envoie directement les courriers
à l'adresse webmaster@ecolo.be
, intermédiaire qui se charge de les répartir aux intéressés.
Fidèle à l'idéologie du parti, le site
fait la part belle aux idées et actions, quitte à sacrifier
pour cela la célébrité du triumvirat dirigeant. Ceux-ci
sont loin de posséder, comme Elio Di Rupo, leur rubrique attitrée.
Mandataires ordinaires, au service d'un programme, ils sont dès
lors présentés via une fiche identique à celle de
leurs confrères.
Ecolo est son parti, mais le site n'est pas pour autant uniquement
là pour épargner les forêts ! Outil de communication
et de transparence, notamment via le Tableau de Bord, il permet au parti
de se faire connaître, d'être plus abordable et plus concret.
L'interactivité est également un but de l'équipe.
Le premier forum incarnait d'ailleurs à merveille cet objectif,
mais la désobéissance de certains y a hélas mis un
terme.
Parti jeune, à peine âgé de 22 ans, il
utilise les moyens de communication de son temps et se base avant tout
sur des idées qui nécessitent d'être véhiculées.
Comparaison scientifique
Après avoir passé en revue les différents
sites politiques francophones belges, voici venu le moment de les comparer
de manière un peu plus scientifique.
La méthode que nous avons utilisé s'inspire
très fortement des travaux de Pippa Norris, professeur et chercheuse
à l'Université d'Harvard. Son propre classement s'effectuait
sur base de deux critères, dénommés " fonction d'information
" et " fonction de communication ". Le premier critère est mesuré
par 19 indicateurs, le second par 13 indicateurs. Pour chaque site de parti
politique, son équipe a mesuré la présence (1) ou
l'absence (0) de ces 32 indicateurs et a calculé le score pour chaque
critère et le score global. Utilisée initialement en novembre
2000, cette méthode a permis de comparer le contenu de 339 sites
de partis politiques à travers le monde, à partir des chiffres
de " Elections around the world ", ce qui constitue un corpus exceptionnel.
Plus récemment, des chercheurs de la V.U.B. ont repris
ce classement afin de comparer les sites des partis politiques belges flamands.
Pour réaliser à mon tour ce tableau comparatif
des sites internet des partis francophones du pays, il m'a cependant semblé
nécessaire de modifier quelques indicateurs.
Dans le tableau en annexe, la fonction d'information est mesurée
par 19 indicateurs et la fonction de communication par 17 autres, à
la différence du tableau initial de novembre 2000 qui se basait
sur 19 indicateurs pour la première fonction et sur 13 pour la seconde.
Sept indicateurs présents dans le tableau initial,
qui me semblaient importants pour effectuer ma comparaison, se sont révélés
inutiles pour départager les sites puisque aucun des quatre ne différait
sur ces points.
D'autre part, en me limitant aux indicateurs d'origine, il
n'était pas facile de départager les partis. En effet, parmi
les 25 indicateurs restants, cinq étaient remplis par tous. Ce problème
s'explique aisément par le rétrécissement du champ
de la recherche. Les indicateurs choisis pour comparer 339 sites à
travers le monde ne sont forcément plus aussi efficients pour comparer
un nombre réduit de sites, qui plus est, situés dans
le même pays.
Afin de mieux adapter la comparaison à la situation
d'enquête et pour compenser les indicateurs inefficaces, j'ai donc
choisi d'en ajouter douze qui me semblaient pertinents.
La section consacrée à la fonction d'information
du site est toujours mesurée par 19 indicateurs, mais ne vous y
trompez pas, 5 ont été supprimés et 5 autres ajoutés
:
- Charte ou valeurs du parti
- Positions du parti
- Suivi des actions des mandataires
- Rubrique sur le parti frère
- Structure institutionnelle de la Belgique.
La section consacrée à la fonction de communication
est passée de 13 à 17 indicateurs, après suppression
de quatre et l'ajout des sept indicateurs suivants :
-
Recevoir des documents
-
Recevoir les communiqués de presse
-
Rubrique " contact "
-
Cyber consultation
-
Carte du site
-
Coordonnées des mandataires communaux
-
Inscription à des formations
-
Compte personnel
Ce tableau est très utile pour la comparaison des sites,
qui sans cette méthode n'aurait jamais pu être aussi objective
et complète.
Cependant, si les scores obtenus reflètent assez correctement
la réalité de façon générale, il semble
nécessaire de commenter et d'expliciter les inconvénients
majeurs de cette méthode.
Pour la fonction de communication, la méthode est efficace
et les résultats obtenus sont assez conformes à la réalité.
Cependant, le problème apparaît avec le MCC et le FDF, qui
ne sont pas à jour. Comment coter une fonction de communication
sans réel feedback possible ?
Le biais le plus important de cette méthode est liée
à la fonction d'information. Prenons un exemple concret avec les
sites Internet du cdH et d'ECOLO. Au coude à coude dans le
tableau, ces deux partis ne le sont cependant pas en réalité.
La différence tient dans la quantité d'informations disponibles
sur le site. Notre méthode binaire (présence du critère
1 / absence du critère 0) masque de façon problématique
la réalité. Si les mêmes rubriques sont présentes
sur les deux sites, le site PSC est de loin beaucoup plus fourni en communiqués
de presse, dossiers et autres documents. Cependant, notre méthode
ne le révèle pas dans le comptage des points. Pour corriger
ce biais, le meilleur moyen aurait été de procéder
au comptage et au recensement des informations, comme par exemple les communiqués
de presse disponibles sur chaque site.
Conclusion
Vous voici arrivés au terme de ce rapide survol du
"cyber-paysage" politique francophone, qui j'espère vous aura permis
d'y voir un peu plus clair dans cette jungle !
Scientifique, objectif... Le but de cet article n'est peut-être
pas totalement atteint, mais le tableau ci-dessous vous offrira un regard
plus neutre sur des sites au design parfois déstabilisant...
L'internet évolue à la vitesse de l'éclair,
le monde politique francophone se transforme également beaucoup
en ce moment, c'est donc un travail par la force des choses temporaire
que vous venez de découvrir... Dès lors, des choses vous
sembleront sans doute fausses ou dépassées, mais ce n'est
pas chose aisée que de chroniquer les changements de fond et de
forme du paysage politique francophone !
Pour la plupart des webmasters, épaulés par
les bureaux de parti, le but des sites n'est pas de remplacer les toutes-boîtes
et les contacts humains. La règle d'or : utiliser le web pour ce
qu'il est, un formidable outil d'information et de communication.
Les médias traditionnels ont donc encore la vie longue
et à l'heure actuelle, internet ne semble pas avoir convaincu nos
élites politiques.
C'est aux citoyens internautes de démentir cela...